En bref
La supervision de superviseur offre au superviseur un regard tiers sur sa pratique : sa posture, son cadre, sa manière d’animer et ce qu’il vit en séance. Elle s’adresse aux superviseurs débutants comme expérimentés, en individuel, en collectif ou en institution, le plus souvent au rythme d’une séance par mois.
On attend souvent du superviseur qu’il soit solide, disponible, expert. Pourtant, superviser expose à des situations complexes, à des émotions qui ne lui appartiennent pas tout à fait, et à une responsabilité importante vis-à-vis des professionnels et, à travers eux, des personnes qu’ils accompagnent. C’est pourquoi la supervision du superviseur est un pilier du métier.
Superviser, ce n’est pas seulement être un bon clinicien
La supervision fait appel à la position méta : être en relation tout en s’observant dans cette relation. Le superviseur doit à la fois accompagner une situation clinique, lire ce qui se rejoue entre le supervisé et son patient, et repérer ce qui de cette relation se reflète dans la supervision elle-même. Cette compétence se construit dans la durée, et elle a besoin d’un tiers.
Les émotions du superviseur : une boussole à condition d’être repérées
Il arrive au superviseur d’éprouver en séance de l’ennui, de la confusion, une envie de réparer ou de convaincre, ou un doute sur sa légitimité. Ces vécus disent souvent quelque chose de ce que le groupe ou le supervisé ne peut pas encore formuler. Apprendre à les reconnaître, sans les prendre pour soi, fait partie du métier : c’est le sujet de notre article émotions du superviseur : comprendre et accompagner les interactions de groupe.
Animer un groupe sans être face à lui
En supervision collective ou institutionnelle, le superviseur doit accompagner une dynamique de groupe et se situer lui-même dans la relation au groupe, voire à l’institution. Les techniques d’animation qui font circuler la parole, plutôt que de placer le superviseur en face-à-face avec le groupe, mettent le collectif en réflexion et développent chez chacun sa propre capacité à se superviser.
Le cadre, condition de la légitimité
Analyse de la demande, contrat avec les supervisés et, le cas échéant, avec les financeurs : la construction du cadre est incontournable pour se sentir légitime. Beaucoup de difficultés en séance (groupe insécurisé, superviseur mis en cause, conflit institutionnel) trouvent leur origine dans un cadre insuffisamment posé.
Trouver son propre style
Il n’existe pas une seule bonne manière de superviser. Un superviseur doit être solide sans être rigide, présent sans être envahissant, expert sans devenir sachant. La supervision de superviseur aide chacun à construire sa manière de faire, à partir de ses ressources et de son histoire professionnelle.
Comment se déroule une supervision de superviseur ?
Chez COHAO, la supervision de superviseur se déroule en visio, partout en France et à l’étranger, ou au cabinet à Montpellier, le plus souvent une fois par mois. Selon vos besoins, nous travaillons le cadre et l’analyse de la demande, la dimension éthique, les techniques d’animation, vos émotions en séance et la manière de développer chez vos supervisés leur propre capacité à se superviser.
Questions fréquentes
La supervision de superviseur est-elle réservée aux superviseurs expérimentés ?
Non. Elle s’adresse aussi aux superviseurs qui débutent, en individuel, en collectif ou en institution, et à ceux qui souhaitent le devenir.
À quelle fréquence se faire superviser quand on est superviseur ?
En général une fois par mois, selon le volume d’activité et les besoins.
La supervision de superviseur peut-elle se faire en visio ?
Oui, via une plateforme sécurisée, depuis toute la France ou l’étranger. Il est aussi possible de venir au cabinet à Montpellier ou d’alterner les deux.
Alexis Rancourt est psychologue clinicien depuis 2002, psychothérapeute et superviseur professionnel. Il a fondé COHAO, cabinet de supervision à Montpellier, et supervise des psychologues, des psychothérapeutes, des superviseurs et des équipes, au cabinet ou en visio.
L’auteur
Alexis Rancourt, psychologue depuis 2002, a exercé 23 ans en protection de l’enfance. Il supervise des psychologues, des psychothérapeutes, des superviseurs et des équipes, au cabinet à Montpellier et en visio. En savoir plus sur son parcours · Prendre contact
